Faire de la farine avec des glands : méthode légale et recette
Faire de la farine avec des glands. Oui, des vrais. Ceux qui tombent des chênes, pas ceux qui parlent à la télé. C’est légal, c’est rustique, et c’est étonnamment nourrissant. Alors si tu veux cuisiner comme un druide survivaliste sans finir en garde à vue pour pillage forestier, voici ce qu’il faut savoir.
C’est légal ou pas ?
Cueillir des glands pour ton usage personnel est autorisé dans les forêts publiques (communales, domaniales), tant que tu restes raisonnable. Comprendre : tu prends un panier, pas une remorque. En terrain privé ? Tu demandes. Ou tu passes ton chemin, parce que voler des glands, même pour faire des biscuits, ça reste du vol.
Pourquoi faire de la farine avec des glands ?
Parce que c’est plein de glucides, sans gluten, avec un petit goût de noisette grillée. Et surtout, parce que c’est gratuit. Bon, c’est aussi un peu long, faut pas se mentir. Mais si t’as déjà supporté une émission de déco avec des influenceurs, tu peux bien supporter deux jours de séchage et de rinçage.
Étape 1 – Cueillir les bons glands
- Tu ramasses ceux qui sont tombés au sol, pas encore moisis ni véreux.
- Tu vérifies qu’ils sont bien bruns, lourds, et fermes.
- Tu jettes ceux qui flottent dans l’eau : ils sont creux ou habités (et personne ne veut de protéines surprise).
Étape 2 – Enlever les tanins (sinon c’est l’amertume intégrale)
Les tanins, c’est ce qui donne à la farine de gland son goût d’onguent pour pieds. Donc on les enlève.
Méthode à chaud :
- Tu épluches les glands (oui, tous).
- Tu les fais bouillir dans de l’eau, que tu changes toutes les 10 minutes jusqu’à ce que l’eau soit claire (compte 5 à 6 bains).
- Tu les égouttes, tu les sèches. Terminé.
Méthode à froid (pour les puristes et les patients) :
- Tu réduis les glands en petits morceaux ou en purée grossière.
- Tu les mets dans un linge fin ou un sac, que tu fais tremper dans l’eau claire (pot, rivière, évier…).
- Tu changes l’eau chaque jour pendant 5 à 7 jours.
- Quand il n’y a plus d’amertume, tu sèches tout ça.
Étape 3 – Séchage
Tu fais ça au déshydrateur, au four à basse température (max 50°C) ou à l’air libre s’il fait sec. Le but : obtenir une matière bien dure, bien sèche, qui se réduit en poudre sans coller.
Étape 4 – Broyage
Tu passes le tout au moulin à café, au blender ou au mortier (si t’as des bras de bûcheron). Tu tamises. Tu recommences si c’est trop grossier. Et voilà : t’as ta farine de gland. Pas blanche, mais pleine de caractère. Comme toi.
Comment l’utiliser ?
Tu ne remplaces pas toute ta farine classique par celle-là, sauf si tu veux des galettes dignes d’un entraînement commando. Mais en mélange (50/50 ou 70/30), elle fonctionne très bien pour :
- des biscuits rustiques
- du pain (avec levure et patience)
- des galettes type blinis
- des crêpes “autrefois”
Le goût ? Légèrement sucré, boisé, un peu noiseté. Rien à voir avec la farine industrielle. Et c’est bien tout l’intérêt.
A retenir
Faire de la farine avec des glands, c’est pas pour les fainéants ni les pressés. Mais c’est simple, légal, gratifiant. Et ça te donne une excuse crédible pour répondre à “tu fais quoi ce week-end ?” par “je prépare ma farine de survie”. Et ça, c’est inestimable.
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